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Affaire TWAGIRA: le médecin de Rouen revient sur le devant de la scène

Le dossier Charles TWAGIRA revient sur le devant de la scène: il aurait retrouvé du travail dans un hôpital de Picardie. “Monsieur KAGAME fait en sorte de poursuivre en France toutes les personnes qui pourraient constituer une opposition à son pouvoir. Des gens qui ont la capacité intellectuelle de se rassembler et de constituer une opposition.” Tels sont les propos de l’avocat de Charles TWAGIRA suite aux révélations de l’Oise Hebdo qui faisait savoir que le docteur de Kibuye avait repris du service à l’hôpital de Liancourt, dans l’Oise. L’information a été reprise hier par France3 Picardie. L’avocat du médecin s’est même laissé aller à parler de “véritable chasse à l’homme, de témoignages manipulés” en évoquant les poursuites dont son client fait l’objet. Il ajoute qu’il estime honteuse l’attitude de la France à l’égard d’un pays qu’il considère comme une dictature.

Que les choses soient claires. Si monsieur TWAGIRA est poursuivi pour génocide en France où il s’est réfugié, c’est parce que le CPCR, en novembre 2009, a déposé plainte contre lui suite aux témoignages que nous avions recueillis à Kibuye, ouest du Rwanda. S’il a été mis en examen, c’est parce que les juges d’instruction qui sont partis en commission rogatoire au Rwanda avaient eux-mêmes recueilli des témoignages, à charge et à décharge. Si monsieur TWAGIRA est un jour déferré devant la Cour d’assises, c’est parce que ces mêmes juges estimeront que le médecin doit rendre des comptes sur ce que fut son comportement en 1994 à Kibuye où il était directeur de l’hôpital.

Alors “chasse à l’homme“, “témoignages manipulés” sont des expressions insupportables et indignes qui tentent de discréditer les témoins, les victimes et le CPCR avant même que la justice ne se prononce. Et les trois procès que nous avons connus nous ont habitués à de tels propos. Monsieur TWAGIRA a le droit d’être défendu mais peut-être pas au prix de tous les mensonges. Nous souhaitons, “sans haine ni vengeance“, que la vérité soit révélée devant une cour d’assises. Comme pour messieurs SIMBIKANGWA, NGENZI et BARAHIRA, c’est aux représentants du peuple français que reviendra l’immense responsabilité de dire le vrai.

Alain GAUTHIER, président du CPCR

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