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Focus

Pourquoi en France ?

CPCR-Dépôt de plainte

Le génocide est notre affaire, où qu’il se produise. L’ONU a demandé à tous les États de retrouver et juger devant leurs propres tribunaux les génocidaires qui seraient retrouvés sur leurs territoires...

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Le génocide contre les Tutsi au Rwanda

En moins de 3 mois, du 7 avril au 4 juillet 1994, plus d’un million de personnes périrent au Rwanda, impitoyablement traquées et massacrées dans ce qui fut le dernier génocide du XXème siècle. Les trois quart des Tutsi du Rwanda furent exterminés, et, avec eux, de nombreux Hutu modérés qui s’opposaient au régime alors en place à Kigali, sous l’œil passif de la communauté internationale. Ni crise de folie collective, encore moins « conflit tribal », le génocide contre les Tutsi est le produit d’une idéologie raciste érigée en politique par un État qui a minutieusement préparé et organisé …

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Les origines coloniales du génocide

Une opposition ethnique fabriquée de toutes pièces par la colonisation La classification raciale : une obsession des missionnaires et des colonisateurs La décolonisation renverse les anciennes alliances Le régime d’Habyarimana : parti unique et discriminations UNE OPPOSITION ETHNIQUE FABRIQUÉE DE TOUTES PIÈCES PAR LA COLONISATION À l’origine, un seul peuple, de pasteurs et d’agriculteurs Avant la rencontre avec les européens, (allemands puis belges à partir de 1916) Hutu et Tutsi n’étaient ni des « races », ni des « ethnies ». Ces catégories désignaient à l’époque différentes positions dans la hiérarchie sociale au sein d’un régime de type féodal : …

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Les réseaux d’influence

L’ Akazu Le réseau zéro / les escadrons de la mort/ l’Amasasu Les médias de la haine Le génocide des Tutsi n’a pas surgi de manière spontanée au Rwanda. Il est au contraire le produit d’une organisation particulièrement sophistiquée, reposant sur trois réseaux d’influence intimement imbriqués : – l’ « Akazu » aux plans politique et économique, – le « réseau zéro » ou « escadrons de la mort » au niveau militaire, – et les « médias de la haine »,  instruments de propagande de l’idéologie génocidaire au sein de la société civile. AKAZU Le terme Akazu, apparu ouvertement en …

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Avril – juin 1994 : les 3 mois du génocide

Le contexte immédiat du génocide L’attentat contre l’avion présidentiel L’État au service du génocide La propagation des massacres : un génocide «de proximité» Chronologie LE CONTEXTE IMMÉDIAT DU GÉNOCIDE : ARUSHA, LES MÉDIAS, LES MILICES Au gré des offensives, des cessez-le-feu et de la recomposition du jeu politique ouvert au multipartisme à partir de juin 1991, les aspirations véritablement démocratiques côtoient les programmes de partis ouvertement racistes, comme la Coalition pour la Défense de la République (CDR). Les accords d’Arusha Le champ politique se radicalise à mesure que les négociations avec le Front Patriotique Rwandais (FPR) progressent pour aboutir, en …

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Les moyens du génocide

Les Interahamwe Les armes LES INTERAHAMWE Initialement mouvements de jeunesse des partis politiques extrémistes, les milices ont joué un rôle majeur dans l’exécution du génocide. Elles ont démultiplié l’action de l’armée et entraîné les civils à participer aux tueries. Bien que souvent accompagnées d’un petit nombre de militaires ou de policiers du gouvernement, ces milices ont tué plus de personnes que les forces armées. Ce sont leurs membres, formés au maniement des armes et idéologiquement conditionnés, qui tenaient la plupart des barrières érigées dans le pays. Bien que couramment désignées sous le nom d’ Interahamwe, « ceux qui travaillent ensemble, » les …

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Glossaire

A | B | C | D | E | F | G | H | I | K | M | N | O | P | R | S | T | U | Z | A Abakombozi « Les libérateurs », milice de jeunesse du parti PSD. Accords d’Arusha Accords de paix, signés en août 1993, à Arusha (Tanzanie), entre le gouvernement du Rwanda et le FPR (Front patriotique Rwandais). Ils prévoient notamment la diminution des pouvoirs du Président HABYARIMANA au profit d’un gouvernement « à base élargie » (cinq portefeuilles sont attribués au FPR), l’intégration des militaires du FPR dans la nouvelle …

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La cour d’assises : composition

C’est une juridiction départementale, qui juge les personnes accusées de crime, de tentative et de complicité de crime : meurtre, viol, vol à main armée… Les crimes sont les infractions passibles d’une peine de réclusion ou de détention criminelle allant de 10 ans à perpétuité. La cour d’assises est composée de : 3 juges professionnels : – 1 président (président de chambre ou conseiller à la cour d’appel) qui dirige les débats; – 2 assesseurs (conseillers à la cour d’appel ou magistrats du tribunal de grande instance du département des assises). un jury composé de citoyens tirés au sort sur …

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