Dès sa création,
le CPCR avait inscrit dans ses statuts l’objet de pouvoir aider
financièrement les rescapés rwandais du génocide qui
nous confieraient le soin de présenter leurs plaintes devant la
justice française. Faute de moyens, l’association n’avait
pu, jusqu’à l été 2007, donner corps à ce
projet.
En mai 2007, le CPCR a
répondu à un « appel à projet
humanitaire » lancé par la ville de REIMS, en Champagne.
Nous avons décidé de soutenir les rescapés de Gisagara,
tous plaignants dans l’affaire Dominique NTAWUKURIRYAYO, ex
sous-préfet contre lequel nous avions déposé des
plaintes en 2004, puis en 2006. (1)
Le
dossier que nous avons monté alors a retenu l’attention des élus
et une somme de 3500 euros nous a été octroyée. Notre
projet consistait à acheter des vaches pour les rescapés les
plus nécessiteux. Dès le mois d’août 2007, le
président du CPCR a repris contact avec le groupe des rescapés
de Gisagara. Les participants ont aussitôt décidé de
créer une association (Humura Shenge) et de nommer quatre
responsables. En concertation avec les plaignants, décision a
été prise d’acheter une quinzaine de vaches. Chaque
personne qui recevait une vache s’engageait à donner le premier
veau à un autre rescapé.
Nous souhaitons pouvoir continuer
à aider les rescapés du génocide. C’est la raison
pour laquelle les dons seront les bienvenus. Les chèques sont à
libeller au nom du CPCR et à envoyer à l’adresse du
siège de l’association : 61 Avenue Jean Jaurès51100 REIMS. Merci de
préciser : « Pour le projet humanitaire du
CPCR ».
Le CPCR ayant été
reconnu association « d’intérêt
général », un reçu fiscal vous sera
adressé, vous donnant droit à une réduction
d’impôt de 66% du montant de votre don. L’argent
reçu est intégralement reversé au profit des
rescapés.
Une partie
du groupe des rescapés de Gisagara - Rwanda
(1) Le tribunal de Carcassonne s’était
déclaré « incompétent » au
prétexte que le prévenu n’avait pas été
trouvé à l’adresse que nous avions fournie. Il a
été finalement arrêté le 16 octobre 2007, à
l’adresse même que nous avions donnée. La justice
française a décidé de répondre positivement
à la demande d’extradition du TPIR (Tribunal Pénal
International pour le Rwanda). La Cour de Cassation qui a été
saisie par les avocats du prévenu doit rendre son arrêt dans les
prochaines semaines