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Procès en appel de Pascal SIMBIKANGWA: communiqué de presse.

Le 14 mars 2014, les jurés de la Cour d’assises de Paris condamnaient monsieur Pascal SIMBIKANGWA à 25 ans de prison pour “génocide et complicité de crimes contre l’humanité“. Son procès en appel se déroulera du 25 octobre au 9 décembre à la Cour d’assises de Bobigny.

Monsieur Pascal SIMBIKANGWA, qui a nié tous les faits qui lui étaient reprochés, a fait appel de sa condamnation? Occasion nous sera donnée de rappeler qu’en 1994, au Rwanda, plus d’un million de personnes ont été exterminées parce qu’elles étaient Tutsi. Cette première condamnation a été plus récemment suivie de celle de messieurs NGENZI et BARAHIRA. Ces deux anciens bourgmestres de Kabarondo ont écopé, le 6 juillet dernier, de la réclusion criminelle à perpétuité . Ils ont aussi fait appel.

Ces deux décisions judiciaires n’ont pas eu le retentissement qu’elles auraient dû avoir: le silence d’un grand nombre de médias a été assourdissant.  Ce “génocide sans importance”  n’intéresserait pas nos concitoyens? C’est ce qu’aurait laissé entendre le directeur de l’information d’une radio nationale. Il faut dire que, de leur côté, les autorités politiques françaises d’hier et d’aujourd’hui ne veulent toujours pas reconnaître le rôle que le gouvernement de cohabitation de l’époque a joué dans ce drame qui a emporté hommes, femmes, enfants, vieillards, bébés, tous innocents. Des nazis auraient été jugés et condamnés, aurions-nous assisté à la même indifférence?

Aux assises de Bobigny, monsieur Pascal SIMBIKANGWA aura de nouveau à rendre des comptes à la justice. Pourra-t-il continuer à nier toute responsabilité personnelle dans l’extermination de milliers d’innocents? L’avenir nous le dira. Souhaitons toutefois que les débats ne restent pas confinés dans une salle de Cour d’assises. Nos concitoyens, mais aussi les citoyens du monde entier, doivent savoir qu’un génocide a été perpétré au Rwanda en 1994. Ils doivent savoir aussi que certains responsables de ces crimes contre l’humanité ont trouvé refuge en France où ils doivent être jugés.

Le CPCR s’engage à publier très régulièrement sur son site les comptes-rendus d’audience. Mais ce travail ne peut remplacer celui de la presse qui a aussi le devoir d’informer.

www.collectifpartiescivilesrwanda.fr

Alain GAUTHIER, président du CPCR

Contact: 06 40 57 09 44

Collectifrwanda@aol.com

 

 

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