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Affaires Rafiki Nsengiyumva et Vénuste Nyombayire, suite et fin: pas d’extradition

Pas de surprise au TGI de Paris: Nsengiyumva Rafiki et Vénuste Nyombayire, que les hasards du calendrier judiciaire avaient réunis, ne seront pas extradés.

Il ne fallait pas arriver en retard à la 7ème Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Paris ce mercredi 19 décembre. En trois minutes, les deux prononcés des délibérés concernant l’extradition de Rafiki Nsengiyumva et Vénuste Nyombayire étaient délivrés. De sa voix monocorde, la présidente, madame Boizette, déclare à deux reprises: » Après en avoir délibéré, la Cour dit n’y avoir pas lieu d’accueillir favorablement la demande d’extradition du Rwanda… » La messe est dite.

Comme on pouvait s’y attendre, une nouvelle fois, les magistrats parisiens de la Cour d’Appel de Paris ont refusé de renvoyer dans leur pays  des personnes soupçonnées d’avoir de lourdes responsabilités dans le génocide des Tutsi au Rwanda. Les petits délinquants roumains, bulgares ou autres polonais convoqués ce jour n’auront certainement pas bénéficié de la même clémence !

Nous prenons acte de ce refus mais « aut dedere aut judicare »: cet adage s’applique aussi à la justice française qui est soumise à l’obligation « soit d’extrader, soit de poursuivre ».  Et il faut bien reconnaître, nous ne cessons de le dire, qu’ il y a urgence car depuis juin 2004, depuis la condamnation de la France par la CEDH, la Cour Européenne des Droits de l’Homme, « pour retard apporté à rendre la justice » dans le dossier Munyeshyaka (affaire Mutimura), les choses n’ont pas changé.

On nous laisse entendre que 2013 pourrait être l’An I des procès contre des présumés génocidaires rwandais réfugiés en France ! Il ne faudrait pas jouer trop longtemps avec les nerfs, mais surtout avec la douleur des victimes: c’est inacceptable et indécent.

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