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Procès Ngenzi/Barahira. Journée du mardi 31 mai 2015. J15.

Audition de Patrice NGIRUMPATSE.

La matinée commence donc avec l’audition de NGIRUMPATSE Patrice qui déclare qu’il est un « messager de Kigali », expression qui donnera lieu à des demandes de précisions de la part de la Présidente et que la défense ne manquera pas de relever. Il parle ensuite la réunion sur le terrain de football de Cyinzovu, réunion à laquelle il dit avoir vu MUMVANO inciter à « tuer les Tutsi » parce qu’ils étaient responsables de la mort du Président HABYABIRAMANA. Il dit également avoir vu Tito BARAHIRA à cette réunion : ce dernier aurait pris la parole et demandé aux habitants d’aller « assurer la sécurité dans leurs secteurs ».

La Présidente commence donc par revenir sur cette expression « messager de Kigali » souhaitant que le témoin confirme qu’il s’agit bien de faits qu’il a personnellement vus et que ce n’est pas ce que le Parquet de Kigali lui a demandé de dire. Le témoin confirme qu’il a dit cela parce que c’est le Parquet de Kigali qui l’a mis dans un avion pour qu’il vienne témoigner en France.

Ensuite, sur question de la Présidente, le témoin précise les faits qui se sont déroulés sur le terrain de football de Cyinzovu où, selon lui, tous les habitants des secteurs étaient présents, environ 200 ou 300 personnes. Il raconte bien qu’il est arrivé alors que la réunion avait commencé, qu’il n’a entendu que MUMVANO parler et dire qu’il fallait aller tuer les Tutsi. Tito BARAHIRA aurait demandé « d’aller assurer la sécurité dans les secteurs ». Il ajoute que Tito BARAHIRA aurait précisé qu’il ne fallait pas tuer les femmes mariées à des Hutu car « elles n’ont pas d’ethnie ». Bien que la Présidente lui rappelle qu’il avait dit aux gendarmes qu’il n’avait pas entendu Tito BARAHIRA faire une différenciation entre les couples mixtes, il confirme qu’il a bien entendu cela lui-même. Mais il dit ne pas avoir compris ce que Tito BARAHIRA voulait dire lorsqu’il disait « d’aller assurer la sécurité ». Il précise que ce sont les paroles de MUMVANO qui ont fait que son groupe est allé tuer des Tutsi. Sur question de la Présidente, il rapporte tout de même que BARAHIRA avait une grande influence parce qu’il avait été bourgmestre et que c’était un homme cultivé. Selon le témoin, les participants de la réunion étaient armés car on leur avait demandé de « ne pas venir les mains vides », mais il précise que Tito BARAHIRA n’était pas armé lors de la réunion et qu’il serait resté sur place lorsque le témoin quitte la réunion.

Avant de laisser la parole aux parties civiles, le premier assesseur demande au témoin de préciser si BARAHIRA parlait de toutes les femmes lorsqu’il disait de ne pas les tuer ou simplement des femmes mariées à un Hutu. Le témoin répond alors qu’il s’agissait des femmes tutsi.

Maitre PARUELLE prend alors la parole pour les parties civiles. Il revient sur l’attaque de « la forêt Projet »
[1] pour laquelle le témoin a été condamné à 7 ans de prison. Puis Maitre PADOUNOU prend la parole et expose au témoin que certains nient l’existence de cette réunion et qu’il s’agit d’un complot des habitants de Rugazi. Le témoin répond qu’ils mentent et que les habitants de Rugazi n’ont aucun intérêt à mentir, qu’ils n’avaient rien contre BARAHIRA et que même quand il était bourgmestre, c’était un bon dirigeant.

L’Avocat Général revient également sur l’expression « messager de Kigali » pour bien confirmer que le témoin ne dit cela que parce qu’il a reçu la convocation du Parquet de Kigali. Le témoin confirme à nouveau et précise bien qu’il n’a pas parlé de l’affaire avec les personnes du Parquet qui l’accompagnaient. Ensuite l’Avocat Général fait répéter au témoin le déroulement de la réunion et ce qui s’y est dit. Le témoin ne change pas sa version. Il revient alors sur le lien entre les Tutsi tués, les femmes et les enfants surtout, et l’accident d’avion du Président HABYARIMANA. Le témoin dit bien que les Tutsi tués dans la forêt n’avaient rien à voir avec cet accident, mais qu’à cette époque c’étaient les Tutsi qu’il fallait tuer.

Pour la défense, seul Maitre MEILHAC est intervenu. Il est bien sûr revenu sur l’expression  « messager de Kigali » utilisée par le témoin, mais ce dernier a bien répété encore une fois qu’il avait dit cela parce que c’est le Parquet de Kigali qui avait organisé son voyage en France. Maitre MEILHAC revient alors sur la réunion du terrain de football,  rappelle au témoin qu’il avait cité un certain nombre de personnes comme ayant aussi participé à la réunion : le témoin confirme la présence de ces personnes. Maitre MEILHAC lui fait alors remarquer que certains ont dit qu’ils n’avaient pas vu Tito BARAHIRA à cette réunion. Le témoin répond alors que ces personnes mentent et qu’il était bien présent. Enfin Maitre MEILHAC termine en demandant si le témoin a témoigné contre BARAHIRA devant la gacaca qui l’a condamné : le témoin confirme.

 

Audition de Félicien KAMANA, agriculteur.

Le second témoin entendu est Félicien KAMANA qui a également participé à la réunion sur le terrain de football de Cyinzovu ainsi qu’à l’attaque dans la forêt nommée « Projet »[1]. Il relate les mêmes faits que le témoin précédent : lors de la réunion, MUMVANO aurait dit qu’il fallait maintenant tuer les Tutsi. BARAHIRA, présent, aurait dit qu’il ne fallait pas tuer les femmes et qu’ils devaient rentrer chez eux « assurer la sécurité ».

La présidente revient sur les faits pour lesquels il a été condamné, l’attaque de la forêt Projet. Les questions sont sensiblement les mêmes que celles pour le témoin précédent et les autres témoins de cette réunion. En résumé, le témoin dit qu’ils étaient nombreux à cette rencontre, environ 300 personnes, qu’ils étaient armés même si lui avait un bâton, seulement pour monter la colline parce qu’il était blessé. Il précise que BARAHIRA n’était pas armé, et que lorsqu’il a dit qu’il fallait aller « assurer la sécurité » cela signifiait normalement se protéger soi-même, mais qu’au regard de ce qu’avait dit MUMVANO, les gens avaient tué les Tutsi. S’agissant de la distinction qu’a faite BARAHIRA sur les femmes, le premier assesseur demande au témoin s’il s’agissait de toutes les femmes ou simplement celles mariées avec un Hutu. Le témoin répond qu’il s’agissait de toutes les femmes tutsi.

Pour les parties civiles, Maitre PADONOU demande au témoin tout d’abord si le fait de réunir un si grand nombre de personnes a effectivement pour but de diffuser largement un message. Le témoin confirme. Ensuite il lui demande s’il parait vraisemblable que Tito BARAHIRA, qu’il décrit comme un notable, pouvait s’adonner à des tâches ménagères : le témoin dit que non. Maitre PARUELLE prend ensuite la parole pour demander au témoin s’il aurait tué des Tutsi s’il n’y avait pas eu cette réunion. Le témoin répond alors qu’il n’avait pas le choix d’assister ou non à cette réunion, que c’était un ordre. Enfin Maitre GISAGARA intervient pour faire comprendre que le témoin ne porte pas de montre et qu’ainsi, lorsqu’il donne une heure de début de la réunion, cela est une estimation et que ça n’a pas d’importance.

L’Avocat Général pose sensiblement les mêmes questions qu’aux autres témoins. Monsieur KAMANA confirme alors que BARAHIRA était un des animateurs de la réunion, et que l’attaque de la « forêt Projet » était bien la mise en application des instructions données à la réunion.

C’est donc enfin à la défense d’intervenir. Maitre MEILHAC revient encore sur une expression que le témoin a employée au début de son intervention, comme quoi il a été « appelé » par le Parquet de Kigali. S’agit-il d’une mauvaise volonté affichée de la part de Maitre MEILHAC ou d’une réelle incompréhension se sa part ? Toujours est-il qu’il insiste fortement sur cette expression, pensant que le Parquet de KIGALI a appelé le témoin pour discuter de l’affaire, alors que ce dernier explique bien qu’il fait allusion au fait qu’il a été appelé pour témoigner en France et que c’est le Parquet de KIGALI qui s’est occupé de l’organisation de son voyage. Puis Maitre MEILHAC lui rapporte les contradictions de son témoignage et tente de savoir s’il a parlé de ces faits avec d’autres prisonniers. Le témoin déclare que parfois il est possible d’oublier certains détails et s’en excuse.

Maitre MATHE, quant à elle, s’attache à la période qui a suivi le génocide, lorsque le témoin a été emprisonné et jugé. Après une longue discussion sur la façon dont se déroulait la procédure d’aveux, Maitre MATHE souhaite certainement démontrer que le témoin a été libéré par anticipation en échange de son témoignage contre Tito BARAHIRA. Finalement, le témoin confirme bien, comme il l’avait dit lors de son audition par les gendarmes français, qu’il n’a pas témoigné dans la gacaca contre Tito BARAHIRA.

 

Audition de Silas MUTABARUKA, en visioconférence.

Après une matinée bien répétitive, l’intervention du témoin de l’après-midi ne diffère que très peu des deux du matin. A la différence qu’il dit que NGENZI était présent, mais un peu à l’écart de la réunion et que lorsque BARAHIRA a parlé, il n’a pas fait de distinction entre les hommes et les femmes tutsi. L’Avocat Général ne se borne pas à répéter les mêmes questions et fait un interrogatoire très court afin simplement de confirmer ce qui a été dit.

La parole est donc à la défense. Maître MEILHAC reviendra sur les témoignages du témoin devant les gacaca à l’encontre de BARAHIRA, puis sur la peine qu’il a purgée (prison et TIG). Maitre MATHE prend alors la parole pour revenir sur la réunion du terrain de football de Cyinzovu. Elle demande au témoin de resituer le lieu du terrain de football, puis où se trouvait NGENZI sur ce terrain de football.

 

Tito BarahiraInterrogatoire de Tito BARAHIRA.

Finalement, après environ une semaine d’auditions de témoins au sujet du massacre commis le 12 avril à Cyinzovu et de la réunion du terrain de football vraisemblablement organisée le 13 avril, Tito BARAHIRA est interrogé sur ces faits. Ayant fait sa déclaration spontanée lundi après- midi, nous débutons par les questions de Madame la Présidente. Interrogé sur l’existence du massacre et de la réunion, Tito BARAHIRA dit que ce sont des mensonges, que cela n’a pas eu lieu et qu’il s’agit d’un complot contre lui par les responsables des juridictions gacaca [2]. Il nie également avoir vu la Colonel RWAGAFILITA [3] et avoir des liens avec lui. Il répète qu’i n’avait pas d’arme chez lui, simplement des outils, une hache et une machette, mais qu’il s’en servait juste pour aller travailler aux champs. Lorsque la Présidente lui fait remarquer qu’il n’y a pas que des personnes condamnées qui le mettent en cause et qu’à l’inverse certains condamnés sont même à décharge, il continue d’affirmer que c’est un complot. C’est une question qui sera soulevée à nouveau par un juré et Tito BARAHIRA répondra à nouveau que ces personnes doivent avoir des intérêts personnels à comploter contre lui. Un juré lui demandera s’il a vu des troubles, des cadavres, des conflits lors de ses déplacements, il dit qu’il n’a rien vu. Enfin lorsque le second assesseur lui demande s’il était au courant de l’afflux de réfugiés à l’église, Tito BARAHIRA répondra qu’il pensait qu’ils fuyaient l’avancée du FPR.

Maître LAVAL prend la parole en premier pour les parties civiles. Il juge invraisemblable que BARAHIRA n’ait rien vu lors de ses déplacements. Mais ce dernier reste sur sa position. Maître LAVAL le met devant ses contradictions comme quoi il serait resté chez lui entre le 9 et le 13, alors que sa femme dit bien qu’il sortait chercher à manger. Il acquiesce pour finalement revenir sur ses propos. Maître PADONOU, par la suite, reviendra sur sa connaissance du conflit interethnique. Bien qu’il reconnaisse entendre cela à la radio avant 1994, pour lui il ne s’agit que de troubles dus à la guerre dans le pays. Enfin Maître GISAGARA reviendra sur le fait qu’une personne que Monsieur BARAHIRA décrit comme un grand ami, a été tué parce qu’il était Tutsi. L’avocat lui demande s’il s’est renseigné sur les raisons de sa mort lorsqu’il apprend son décès, l’accusé répond que non et qu’il ne s’est pas déplacé pour voir sa famille et savoir ce qui s’’était passé. Selon BARAHIRA il n’était pas possible de se déplacer à l’époque. Pourtant Maître GISAGARA lui rappelle bien qu’il a exposé précédemment qu’il se déplaçait à l’époque, notamment pour aller à Kabarondo : mais Tito BARAHIRA reste sur sa position.

Sur les questions de l’Avocat Général, il reste également sur ses positions : il n’a rien vu, rien entendu et il n’a rien fait.

Sur les questions de son avocat, Tito BARAHIRA répète qu’il a effectué des tâches ménagères chez lui entre le 7 et le 13, reconnaît qu’il est allé à Kabarondo à deux reprises seulement, le 7 et le 9, pour récupérer ses loyers. Il dit qu’ensuite, à partir du 12, il était obnubilé par les membres de la famille de sa femme qui s’étaient réfugiés chez lui.

En résumé, il n’a rien vu, rien entendu, rien su, il allait couper du bois et des bananes, il a fait deux fois les courses à Kabarondo et s’occupait de sa famille.  Il faut tout de même ajouter qu’il s’est contredit de nombreuses fois et que durant tout son témoignage il affiche un sourire qu’on ne peut pas qualifier de narquois mais qui dans tous les cas n’est pas vraiment approprié.

 

Audition de l’abbé Oreste INCIMATATA, rescapé, curé de la paroisse de Kabarondo en 1994.

abbé IncimatataEnfin la journée se termine par l’importante intervention de l’abbé INCIMATATA sur toute la période qui précède le génocide, mais surtout sur le massacre de l’église du 13 avril 1994. En résumé, il expose qu’après la mort du Président, de nombreux secteurs de la commune de Kabarondo se sont enflammés, principalement ceux où le Colonel RWAGAFILITA avait beaucoup d’influence (commune de Kigarama, secteurs de Bisenga, Rubira, Rundu et Remera). Il rappelle donc le pouvoir qu’avait le colonel sur la préfecture de Kibungo et les liens qu’il entretenait avec le gouvernement en tant qu’ancien militaire. Le début de ces massacres engendre une affluence de réfugiés à l’église de Kabarondo. Ces derniers sont accueillis par l’abbé INCIMATATA. Le témoin évoque les entretiens qu’il a eu avec le bourgmestre à propos de la situation, en particulier le problème posé par le ravitaillement des réfugiés. Au regard du nombre de réfugiés et de la généralisation des massacres, une réunion de sécurité a été organisée par le bourgmestre avec les différents responsables de secteurs et les autorités religieuses. Il a été convenu, lors de cette réunion du 11, de faire appel à une aide militaire que Octavien NGENZI serait allé chercher le jour même à Kibungo, la préfecture. En attendant son retour, la population s’était rassemblée sur la place du marché pour connaître les décisions qui avaient été prises. L’abbé INCIMATATA a commencé à leur expliquer ce qui avait été décidé. Ce dernier expose alors que durant ce rassemblement, BARAHIRA était présent et qu’ il aurait été désigné par la population comme la personne qui a attisé les conflits et incité au massacre. Finalement, l’abbé ne reverra plus Octavien NGENZI qui, selon lui, aurait changé d’attitude. Il était jusqu’ici plutôt débordé par la situation, ne prenant pas vraiment parti. Mais à partir du 11 au soir, il aurait appliqué les instructions qui lui auraient été données à Kibungo. Il décrit enfin l’attaque des réfugiés de l’église le 13 avril.

Le matin, le conseiller de secteur serait alors passé dire à l’abbé qu’il y avait une réunion de sécurité qui allait se tenir à la place du marché, mais les hommes se rendant sur place ont fait l’objet d’une attaque par des miliciens. Les réfugiés se sont bien défendus à l’aide de pierres destinées à l’agrandissement de l’église. C’est alors que l’abbé voit le véhicule de NGENZI Octavien passer sur la route en direction de Kibungo. Quelques instants après, il voit revenir le véhicule suivi par des gendarmes. L’abbé pense donc qu’appliquant les instructions données le 11, le bourgmestre est allé chercher les gendarmes, voyant que les miliciens n’arrivaient pas à bout des réfugiés. Ainsi grâce aux armes à feu et aux grenades, les gendarmes ont pris le dessus sur les réfugiés.

L’abbé explique alors qu’il s’est réfugié dans sa chambre et qu’il n’a donc pas vu la fin de l’attaque et le tri qui a été effectué au sein des survivants : cela lui a été rapporté par l’abbé Papias, son vicaire, le soir même. Cependant il a assisté au pillage de la paroisse par les miliciens. L’abbé a également bien décrit, de manière générale, la situation politique du pays et celle de Kabarondo.

Vous pouvez dire quelle image vous reste à l’esprit? ” lui demande-t-on. L’abbé soupire et de dire, manifestement ému : ” Les bébés qui tétaient le sein leur maman morte! Ils seront tous massacrés le lendemain!”

Les questions de la Cour ou des parties ne font que confirmer l’essentiel de sa déclaration spontanée. Bien évidemment, Maître MATHE insistera sur le fait que NGENZI Octavien était démuni, tandis que Maître MEILHAC est mis encore une fois devant les contradictions de son client qui dit ne pas être allé à Kabarondo le 11 alors que l’abbé affirme qu’il était sur la place du marché lors du rassemblement qui a suivi la réunion avec les responsables de la commune.

En conclusion, une journée éprouvante avec une matinée pesante, des explications de Monsieur BARAHIRA absurdes au regard des témoignages et une intervention importante de l’abbé INCIMATATA [4].

L’audience est suspendue à 22h15!

 

  1. Non donné à ce lieu par les habitants de Kabarondo. Il en a déjà été question à plusieurs reprises lors des audiences du 27 et du 30 mai.
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  2. Gacaca : Tribunaux traditionnels au Rwanda, réactivés en 2001, en raison de la saturation des institutions judiciaires pour juger des personnes suspectées de meurtre pendant le génocide. Composées de personnes élues pour leur bonne réputation, elles ont une vocation judiciaire et réconciliatrice. Voir le glossaire pour plus de détails.
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  3. Le colonel RWAGAFILITA était l’homme fort de la région, éminence grise du pouvoir génocidaire. Il valait mieux bénéficier de ses faveurs pour devenir bourgmestre… Il fut parmi les activistes les plus impliqués dans les massacres autour de Kibungo dont il était originaire. Sous le régime HABYARIMANA, il avait été décoré de la Légion d’Honneur par la France!
    Voir le glossaire pour plus de détails.
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  4. Voir aussi notre revue de presse, et en particulier l’article de Libération consacré au témoignage de l’abbé INCIMATATA.

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