À travers les médias : le combat du CPCR pour la justice

Plus de 30 ans après le génocide perpétré contre les Tutsi, le combat du CPCR pour la justice continue…
Voici quelques articles et reportages à travers les médias…
Si vous en découvrez d’autres, n’hésitez pas à nous contacter.

  • AFP/TV5 Monde – 9/6/26 : Génocide des Tutsi: Eugène Rwamucyo a-t-il participé à enfouir des cadavres dans des fosses communes au Rwanda?

    Ce pourrait être l’épilogue d’une longue bataille judiciaire. 32 ans après le génocide des Tutsi au Rwanda, qui a décimé plus de 800 000 personnes, le médecin Eugène Rwamucyo, 67 ans, pourrait bien être définitivement condamné par la justice française. Son procès en appel vient de s’ouvrir ce mardi 9 juin.

  • La Voix du Nord – 9/6/26 : « Se prendre 27 ans pour un document falsifié… » : le docteur Rwamucyo, qui comparaît pour génocide, clame son innocence devant le tribunal

    Ce n’était pas attendu, mais l’ex-médecin de Maubeuge a tenu à parler dès le premier jour de son procès en appel devant la cour d’assises. Eugène Rwamucyo se dit innocent, et critique des preuves à charge. Il comparaît détenu après avoir été condamné pour sa complicité dans le génocide des Tutsis.

  • Le Monde – 8/6/26 : Eugène Rwamucyo, condamné à vingt-sept ans de prison pour « complicité de génocide » au Rwanda, revient devant la cour d’assises de Paris

    En première instance, la cour d’assises de Paris n’avait émis aucun doute sur la culpabilité de l’accusé. « Quels que soient l’âge d’Eugène Rwamucyo, sa capacité à s’insérer professionnellement ou ses qualités de père de famille, l’énormité des crimes dont il est personnellement responsable et qu’il dénie, ne peut être sanctionnée que par une peine de vingt-sept années de réclusion criminelle », écrivait Jean-Marc Lavergne, président de la cour, dans sa feuille de motivation.
    Pour ce nouveau procès, Eugène Rwamucyo, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, a entièrement changé sa défense. Il sera cette fois soutenu par une équipe de sept nouveaux avocats, contre deux auparavant.

  • AFP/ Le Monde – 3/6/26 : Génocide des Tutsi : un mémorial inauguré à Paris par Emmanuel Macron et Paul Kagame

    Le président français a inauguré mardi sur les quais de Seine un monument en hommage aux victimes du génocide de 1994. Son homologue rwandais a salué un travail de mémoire sans équivalent dans le monde.

  • Libération – 2/6/26 : Génocide des Tutsis au Rwanda : le monde, la France doivent se souvenir

    Tribune,  par Vincent Duclert (Texte intégral archivé ici.).

  • TV5 Monde – 17/5/26 : Félicien Kabuga, accusé d’être l’un des financeurs du génocide de 1994 au Rwanda contre les Tutsis, est mort

    Longtemps fugitif, Félicien Kabuga est décédé samedi 16 mai à l’hôpital. Il était accusé de crimes contre l’humanité pour son implication dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994. L’information a été annoncée aux Pays-Bas par le tribunal de La Haye qui l’avait jugé. Son procès a finalement tourné court puisque très rapidement les médecins de la prison lui ont diagnostiqué une démence sévère. Il espérait rentrer en France où réside certains de ses douze enfants (lire notre article).
    Ses victimes n’auront donc pas eu justice puisque Félicien Kabuga n’a jamais été condamné.

  • RFI – 17/5/26 : Félicien Kabuga, présumé «financier du génocide» des Tutsis au Rwanda, est mort

    Accusé présumé pour le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 et de crimes contre l’humanité devant le Mécanisme de l’Organisation des Nations unies (ONU), Félicien Kabuga est décédé samedi 16 mai 2026 dans un hôpital de La Haye, aux Pays-Bas. Sa mort met un point final à la procédure sans que justice ait été rendue.

  • AFP/RTBF – 17/5/26 : Félicien Kabuga, accusé de génocide au Rwanda, est décédé

    Autrefois l’un des fugitifs les plus recherchés au monde, Félicien Kabuga était souvent présenté comme l’homme qui avait financé le massacre d’environ 800 000 Tutsis par les Hutus au Rwanda d’avril à juin 1994. Il avait été arrêté en 2020 en France et transféré à La Haye, où son procès avait débuté deux ans plus tard. En 2023, les juges ont suspendu le procès, estimant qu’il était « inapte à participer » à la procédure. Il a toutefois été maintenu en détention dans l’attente d’une libération provisoire.

  • Le Monde – 15/5/26 : Ce que préconise l’arrêt qui a infirmé le non-lieu d’Agathe Habyarimana, accusée de complicité de génocide des Tutsi au Rwanda

    Après la mort de son époux, Agathe Habyarimana a pris le premier avion de l’opération « Amaryllis », menée par l’armée française du 8 au 14 avril 1994 pour évacuer les ressortissants français. Son évacuation le 9 avril, alors que les premiers massacres de masse commençaient, fut une priorité pour le président François Mitterrand, proche de son mari. La France a ensuite refusé de l’extrader au Rwanda, comme son pays le demandait, sans toutefois lui accorder l’asile. L’Office français de protection des réfugiés et apatrides a estimé qu’il y avait des « raisons sérieuses » de penser qu’elle était « au cœur du régime génocidaire ».
    Après dix-neuf ans d’instruction, la chambre de l’instruction de la cour d’appel a considéré, le 6 mai, que les investigations devaient se poursuivre pour rechercher un document et entendre de nouveaux témoins…

  • RFI – 15/5/26 : Génocide des Tutsis au Rwanda: pourquoi le non-lieu d’Agathe Habyarimana a-t-il été annulé?

    La cour d’appel de Paris estime que les investigations doivent se poursuivre avant de pouvoir se prononcer sur l’éventuel rôle joué par la veuve de l’ancien président rwandais dans le . Recherche de documents, auditions de nouveaux témoins, investigations… Voir également l’entretien du 24 février 2026 avec Alain Gauthier (CPCR) pour le New Times

  • AFP/France 24 – 13/5/26 : Génocide au Rwanda: Agathe Habyarimana se pourvoit en cassation contre la reprise de l’instruction

    Ce pourvoi en cassation est « aussi peu surprenant que voué à l’échec. La chambre de l’instruction a argumenté de manière aussi précise que pertinente les actes qui étaient encore absolument nécessaires à cette instruction, qui ne pourra qu’aboutir au renvoi de cette dame dont le rôle dans ce génocide est évident », a réagi auprès de l’AFP Me Rachel Lindon, avocate d’Ibuka France.
    Me Meilhac, qui décrit aussi sa cliente comme une « victime », voit de son côté dans la poursuite de l’instruction « une stratégie dilatoire » qui « satisfera les autorités politiques françaises et rwandaises » qui œuvrent « afin qu’un non-lieu ne soit pas définitivement prononcé » avant la mort de Mme Habyarimana.
    Mais pour Alain Gauthier, président du CPCR, c’est ce pourvoi qui représente « une mesure dilatoire » pour retarder une mise en examen, soulignant que l’arrêt est dépourvu de « motifs de cassation ».

  • TV5 Monde – 7/5/26 : Rwanda / France: la justice annule le non-lieu pour Agathe Habyarimana

    Trente-deux ans après le génocide des Tutsis au Rwanda, la justice française a décidé de rouvrir un dossier particulièrement sensible, Celui d’Agathe Habyarimana, l’ancienne première dame rwandaise. En 2025, un non-lieu lui avait été accordé, mais cette décision vient d’être annulée par la Cour d’appel de Paris, marquant un tournant significatif dans une affaire judiciaire qui traîne depuis près de deux décennies.

  • Le Monde – 7/5/26 : Rwanda : un document inédit évoque le rôle joué par Agathe Habyarimana avant le génocide des Tutsi

    Alors que l’instruction pour complicité de génocide visant la veuve de l’ancien président rwandais, Juvénal Habyarimana, doit reprendre, plusieurs pièces, dont une lettre manuscrite datée de juin 1994, n’ont jamais été portées à la connaissance de la justice.

  • France Culture – 6/5/26 : Agathe Habyarimana, la veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, n’en a pas fini avec la justice française

    La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a infirmé aujourd’hui le non-lieu dont elle avait bénéficié en août 2025. L’ex-première dame du Rwanda, 83 ans, est visée en France par une information judiciaire pour complicité de génocide et crimes contre l’humanité. Entretien avec Alain Gauthier, président du CPCR.

  • AFP/TV5 Monde – 6/5/26 : Génocide des Tutsi au Rwanda: l’ex-Première dame Agathe Habyarimana voit son non-lieu levé

    La veuve du président hutu Juvénal Habyarimana est visée depuis 2007 en France par une information judiciaire pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité, ouverte après une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR). Un non-lieu avait été prononcé en 2025. Il vient d’être annulé.

  • AFP/Sud Ouest – 4/5/26 : Génocide au Rwanda : la justice française se prononce sur le non-lieu accordé à Agathe Habyarimana

    La justice française se prononce mercredi sur le non-lieu décidé en 2025 par deux juges d’instruction parisiennes en faveur de l’ex-Première dame du Rwanda, Agathe Habyarimana qui est visée depuis 2007 par une information judiciaire pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité, ouverte après une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR). Elle est placée depuis 2016 sous le statut de témoin assisté et n’a jamais été mise en examen par les juges d’instruction, contrairement à ce que demande le Parquet national antiterroriste (Pnat).

  • AFP/Africa Radio – 4/5/26 : Génocide des Tutsi au Rwanda : la justice française appelée à trancher sur le sort d’Agathe Habyarimana

    La cour d’appel de Paris doit se prononcer mercredi sur le non-lieu rendu en août 2025 en faveur d’Agathe Habyarimana. Âgée de 83 ans, elle est visée depuis 2007 par une information judiciaire pour complicité de génocide et crimes contre l’humanité. Le parquet national antiterroriste et plusieurs associations dont le CPCR contestent cette décision et demandent la poursuite de l’enquête.

  • Jeune Afrique – 2/5/26 : Génocide des Tutsi au Rwanda : pourquoi le Conseil d’État consacre l’impunité de la France

    « En qualifiant d’emblée les actes litigieux d’actes de gouvernement, sans
    débat contradictoire sur leur nature, les juridictions administratives ont
    privé les victimes de tout accès effectif au juge et exonéré l’État de toute
    obligation de rendre des comptes, y compris pour des faits susceptibles
    d’être liés à un génocide », a réagi le CPCR au lendemain de la décision du
    Conseil d’État.
    Alain Gauthier a du même coup annoncé que « les requérants saisiront la
    Cour européenne des droits de l’homme afin qu’elle se prononce sur la
    conformité de cette situation aux exigences de la Convention de sauvegarde
    des droits de l’homme et des libertés fondamentales, en particulier au
    regard du droit d’accès à un tribunal ».
    (Texte intégral archivé ici.)

  • AFP/La Gazette – 8/4/26 : Un ex-haut gradé hutu renvoyé aux assises pour complicité de génocide au Rwanda

    Cyprien Kayumba est soupçonné de livraisons d’armes ayant servi à exterminer des Tutsi lors du génocide de 1994 au Rwanda. Interrogé par l’AFP, Alain Gauthier, président du CPCR, à l’origine de la première plainte contre M. Kayumba, a exprimé sa « grande satisfaction ». À ce stade, huit Rwandais ont été condamnés en France pour leur rôle dans le génocide, selon M. Gauthier, regrettant « la lenteur de la justice ».

  • RFI – 8/4/26 : Génocide des Tutsis: la justice française se prononcera le 6 mai sur le non-lieu rendu pour Agathe Habyarimana

    L’audience qui devait se tenir ce mercredi 8 avril à Paris, au lendemain de l’ouverture des commémorations annuelles du génocide des Tutsis au Rwanda, a été repoussée au 6 mai. La cour d’appel de Paris a demandé la prorogation du délibéré concernant l’ordonnance de non-lieu et le rejet d’actes complémentaires, dont a bénéficié Agathe Habyarimana en août 2025. Le parquet et le collectif des parties civiles pour le Rwanda ont fait appel de cette décision, qui vise à clore définitivement une procédure débutée il y a près de vingt ans contre la veuve de l’ancien président Juvénal Habyarimana.

  • Libération – 7/4/26 : Justice Rwanda : trente-deux ans après le génocide, le sort d’Agathe Habyarimana, «instigatrice» ou «victime», se joue à Paris

    Agathe Habyarimana bénéficiera-t-elle, lors d’une ultime audience devant la cour d’appel de Paris, d’un non-lieu, consacrant la clôture d’une longue instruction judiciaire entamée en 2007 ? Les accusations qui visent l’ex-première dame du Rwanda, aujourd’hui âgée de 84 ans, sont d’une gravité exceptionnelle. Et lui ont déjà valu d’être jugée indésirable sur le sol français.

  • France Culture – 7/4/26 : Du Rwanda à la RDC : les cicatrices du génocide

    Il y a 32 ans, en cent jours, plus de 800 000 personnes étaient assassinées au Rwanda. Le génocide des Tutsis a profondément reconfiguré l’ensemble de la région des Grands Lacs. Au-delà des logiques économiques et minières, comment le génocide continue-t-il de structurer les conflits actuels ? Entretien avec Hélène Dumas, historienne chargée de de recherches au CNRS.

  • Mediapart – 7/4/26 : L’affaire Agathe Habyarimana et le génocide des Tutsis : suite ou fin

    Après seize ans de procédure, la chambre de l’instruction doit décider le 8 avril de confirmer ou non le non-lieu en faveur de l’ancienne première dame du Rwanda, contesté par le ministère public et les parties civiles, au terme d’une instruction dénoncée comme lacunaire.

  • Afrique XXI – 7/4/26 : Paul Barril, le grand oublié du génocide des Tutsis du Rwanda

    L’ancien chef mercenaire a disparu des radars de la justice française malgré un lourd faisceau d’indices sur son rôle en 1994 auprès d’Agathe Habyarimana. Il n’est même pas cité dans le non-lieu dont cette dernière a bénéficié en août 2025. Cette décision a été contestée par le Parquet devant la Chambre d’instruction, qui rendra son avis le 8 avril.

  • Le Monde – 31/3/26 : Tribune – Génocide des Tutsi : « Le non-lieu dans l’affaire Agathe Habyarimana néglige le travail des historiens sur le dernier génocide du XXᵉ siècle »

    Le 8 avril, la justice doit rendre sa décision sur le non-lieu dont a bénéficié, en 2025, la veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, alors que son implication dans le génocide est pourtant établie, explique un collectif de personnalités, dans une tribune au « Monde ».
    Texte intégral accessible ici.
    Voir également l’entretien du 24 février 2026 avec Alain Gauthier (CPCR) pour le New Times

  • Ici Normandie – 2/3/26 : La Ville de Rouen suspend « sans délai » un employé municipal condamné pour son implication dans le génocide au Rwanda

    Trois jours à peine après la confirmation de sa peine de 14 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises d’appel de Paris, la Ville de Rouen a suspendu « sans délai » son employé municipal, Claude Muhayimana. Une procédure de révocation est engagée. . Dans l’attente de la décision, « l’agent est immédiatement suspendu par le maire. Il ne perçoit aucune rémunération de la Ville », précise la municipalité.

  • Ici Normandie – 28/2/26 : Un employé de la ville de Rouen condamné en appel à 14 ans de réclusion pour son implication dans le génocide au Rwanda

    À la suite de sa condamnation en première instance, Claude Muhayimana avait été radié des effectifs des agents de la ville de Rouen. Mais comme il avait fait appel puis avait été remis en liberté, il avait été réintégré. « On est en train de regarder le détail du jugement, s’il y a une déchéance de droits civiques ou non », indique le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, promettant une action lundi matin au plus tard.

  • Le Monde – 27/2/26 : Rwanda : Claude Muhayimana condamné en appel pour « complicité de génocide » à 14 années de réclusion

    Devant une salle d’audience entièrement remplie, Sabine Raczy, présidente du tribunal, a donné les réponses aux 80 questions sur lesquelles la Cour d’assises de Paris devait statuer. Au terme d’un délibéré de plus de neuf heures, Claude MUHAYIMANA a été condamné en appel pour « complicité de génocide et de crimes contre l’humanité » à 14 années de réclusion criminelle

  • TV5 Monde – 27/2/26 : Rwanda : 14 ans de prison en appel pour Claude Muhayimana

    Entretien en direct avec Alain Gauthier, président du CPCR, à la sortie de l’audience après le verdict.

  • AFP/Sud Ouest – 26/2/26 : Génocide au Rwanda : un Franco-Rwandais condamné en appel à 14 ans de réclusion

    « Tous les procès en appel ont connu le même dénouement, avec une confirmation de la peine initiale », s’est désolé Alain Gauthier, regrettant « d’entendre les mêmes mensonges de l’accusé ».

  • RFI – 26/2/26 : Génocide des Tutsis au Rwanda: 15 ans de prison requis en appel contre Claude Muhayimana

    « On ne peut pas à la fois nier les faits et plaider la contrainte », s’est agacée l’avocate générale. Et quand bien même il y aurait eu contrainte : Claude Muhayimana a-t-il tenté de retarder le départ des convois, de simuler une panne, ou simplement de fuir Kibuye pour se désolidariser des meurtres perpétrés sous ses yeux ? « Non, car le lendemain, et les jours suivants, il y retourne et mène à bien sa mission de complice », a-t-elle continué.

  • AFP/Africanews – 26/2/26 : France : début des plaidoiries dans le procès en appel de Claude Muhayimana

    La défense insiste sur l’absence, selon elle, de preuves matérielles établissant sa participation aux crimes. L’accusation, en revanche, décrit un homme « menteur » et « opportuniste », qui conteste systématiquement les témoignages à charge. Le verdict est attendu vendredi.

  • Afrik.com – 26/2/26 : Procès Claude Muhayimana : l’appel relance le débat sur la complicité de génocide devant la cour d’assises de Paris

    Ce dossier s’inscrit dans le cadre de la compétence universelle exercée par la France. Ce, pour juger les auteurs présumés de crimes imprescriptibles commis à l’étranger. Le premier procès avait marqué une étape importante. C’était la première fois qu’un « homme ordinaire » était jugé en France pour complicité de génocide au Rwanda. En appel, il encourt une peine pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité.

  • RFI – 25/2/26 : Génocide des Tutsis au Rwanda: la parole aux parties civiles dans le procès de Claude Muhayimana à Paris

    Même dans le contexte d’un génocide, il est possible d’user de son libre-arbitre, considère maître Alexandre Kiabski, l’un des dix avocats des parties civiles : « C’est possible que des Hutus aient agi sous la contrainte, mais on a eu ce débat en première instance, et il avait été expliqué que des chauffeurs avaient pu refuser sans aucune conséquences. » Pour les dix avocats des parties civiles, Claude Muhayimana n’est pas qu’un « simple chauffeur » comme il se dépeint lui-même.

  • France 3 Grand Est – 25/2/26 : « Le bourreau tue toujours deux fois » : à l’approche des municipales, un collectif réclame une stèle pour le génocide des Tutsi

    À l’approche des élections municipales, le CPCR interpelle les candidats à la mairie de Reims. Dans une lettre ouverte, l’association, fondée dans cette ville en 2001, demande la création d’un lieu de mémoire dédié au génocide des Tutsi.

  • RFI – 24/2/26 : Génocide des Tutsis au Rwanda: Claude Muhayimana interrogé lors de son procès en appel à Paris

    L’interrogatoire a duré plus de dix heures pendant lesquelles la Cour a relevé plusieurs incohérences entre les affirmations de Claude Muhayimana et celles des témoins. Parmi les parties civiles figure Alain Gauthier, fondateur du CPCR) présent depuis le début du procès, tous les jours, à toutes les audiences. « Monsieur Muhayimana s’enferre dans tous les mensonges qu’il a proférés depuis le début de l’affaire, ajoute-t-il. Je vois madame la présidente qui s’énerve un petit peu de temps en temps, qui le malmène, mais après, un procès n’est jamais gagné d’avance. Donc on va attendre quand même vendredi » que le verdict soit rendu.


  • The New Times – 24/2/26 : Exclusive: Why the Agathe Kanziga genocide dossier matters

    Les juges français ont, en août dernier, prononcé un non-lieu dans l’affaire Kanziga, faute de preuves suffisantes. Ils l’ont également qualifiée de « victime » plutôt que de suspecte du génocide de 1994. Pour Alain Gauthier, président du CPCR, « C’est terrible ! Leur conclusion choquante est de dire qu’Agathe Kanziga est une victime. Et nous ne pouvons pas l’accepter. Comment pourrait-elle, compte tenu de ce dont elle est accusée, être une victime ? » (article en anglais).


  • Paris Normandie – 15/2/26 : Agent de la ville de Rouen accusé de complicité de génocide au Rwanda, ce que l’on sait

    Condamné en 2021 à 14 ans de prison pour complicité de crime contre l’humanité et de génocide, il avait fait appel puis avait été libéré au bout d’un an et réintégré aux services de la ville de Rouen entre 2022 et 2026. « Ça met en colère certains agents », affirme une source syndicale. Plusieurs opposants au maire se sont également émus de la situation et ont demandé l’ouverture d’une enquête administrative. Claude Muhayimana est rejugé en appel depuis le mardi 3 février 2026.

  • France 3 Normandie – 13/2/26 : Accusé d’avoir participé au génocide au Rwanda, pourquoi cet agent municipal a été réintégré et promu à la mairie de Rouen ?

    En cause, la réintégration en 2022 et la promotion en 2024 de Claude Muhayimana, agent municipal franco-rwandais condamné à 14 ans de réclusion criminelle mais libéré après un an de prison. La mairie s’explique.

  • Le Poulpe – 6/2/26 : L’incompréhensible mansuétude de la mairie de Rouen à l’égard d’un condamné pour complicité de génocide

    Alors que son procès en appel se tient en ce moment à Paris, un employé de la Ville de Rouen, pourtant condamné en première instance des chefs de complicité de génocide et crime contre l’humanité commis au Rwanda en 1994, a pu, jusqu’à présent, bénéficier de l’étrange et irrégulier soutien de la municipalité rouennaise en termes d’emploi et de traitement.
    (republié par Médiapart le 14/2/26)

  • RFI – 6/2/26 : Génocide des Tutsis au Rwanda: le récit d’un rescapé au coeur du procès de Claude Muhayimana à Paris

    Éric Nzabihimana réclame la fin de l’impunité pour les présumés génocidaires comme pour les militaires français de l’opération Turquoise. En 1994, il vivait à Bisesero, à l’ouest du Rwanda. C’est là, en haut des collines sur les rives du lac Kivu que s’est organisée une résistance tutsi.
    Il dénonce aussi la présence en France de présumés génocidaires et attend toujours que justice soit rendue aux victimes. « Là où on aura besoin de moi, je serai toujours prêt à témoigner », conclut Éric Nzabihimana.

  • AFP/Africanews – 4/2/26 : Génocide au Rwanda : le procès en appel de Muhayimana devant la cour de Paris

    Claude Muhayimana avait été présenté par son avocat comme un « homme ordinaire ». Une qualification que l’accusation avait vivement contestée, le décrivant comme « un acteur du génocide » et un « rouage indispensable » de la machine meurtrière. À l’audience de première instance, plusieurs témoins avaient affirmé l’avoir vu transporter des miliciens armés de machettes, chantant des slogans appelant à l’extermination des Tutsis. Il a mis en cause les traducteurs judiciaires, affirmant que ces derniers « ont écrit n’importe quoi dans le dossier », et évoquant une grande confusion : « Dans ma tête, tout est mélangé, je suis complètement déstabilisé. »
    Pour le CPCR, son récit ne constitue qu’« un tissu de mensonges ». Sur le banc des parties civiles, le verdict de 2021 avait suscité un soulagement. « Il n’était peut-être qu’un maillon, mais chaque maillon, chaque individu, a joué un rôle dans l’entreprise génocidaire », avait alors déclaré Matthieu Quinquis, avocat de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme.

  • France 24 – 4/2/26 : Un ex-chauffeur franco-rwandais rejugé à Paris pour complicité dans le génocide des Tutsi

  • Le Monde – 3/2/26 : Rwanda : Claude Muhayimana, condamné en première instance pour « complicité de génocide », revient devant la Cour d’assises de Paris

    Le Franco-Rwandais avait été condamné, en décembre 2021, à quatorze ans de prison pour avoir transporté des miliciens sur différents lieux de massacres lors du génocide des Tutsi, en 1994. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

  • RFI – 3/2/26 : Génocide des Tutsis au Rwanda: le procès en appel de Claude Muhayimana s’ouvre à Paris

    Bien qu’ « homme ordinaire », Claude Muhayimana a été « un acteur du génocide » et un « rouage indispensable » qui a agi en connaissance de cause selon l’accusation. En première instance, des témoins ont notamment assuré l’avoir vu transporter des miliciens qui chantaient « exterminons-les » en brandissant des machettes.

  • AFP/Mediapart – 3/2/26 : Un ex-chauffeur franco-rwandais rejugé à Paris pour complicité dans le génocide des Tutsi

    Il est accusé d’avoir transporté des gendarmes et des miliciens Interahamwe, bras armé du régime génocidaire hutu, sur des lieux de massacre de Tutsi à Kibuye et les collines avoisinantes, où des dizaines de milliers de personnes ont été tuées. Il s’est réfugié en France en 2001 et a été naturalisé en 2010. Au titre de la « compétence universelle » exercée sous certaines conditions par la France pour juger les crimes les plus graves commis hors de son sol, la justice française a déjà condamné définitivement plusieurs Rwandais.

  • Afrik.com – 3/2/26 : Génocide des Tutsis au Rwanda : le procès en appel de Claude Muhayimana s’ouvre à Paris

    Selon l’accusation, Claude Muhayimana aurait volontairement transporté des membres des Interahamwe vers plusieurs lieux de tueries, notamment à Karongi, Gitwa et Bisesero. Ces zones figurent parmi les sites les plus meurtris du génocide, où des dizaines de milliers de Tutsis ont été massacrés. Lors du premier procès, des témoins avaient affirmé l’avoir vu conduire des miliciens armés, se rendant sur les lieux des exactions. La cour avait alors estimé qu’il avait agi en connaissance de cause et qu’il constituait un rouage essentiel de l’appareil génocidaire, malgré l’absence de fonction politique, militaire ou religieuse.
    Claude Muhayimana conteste les accusations portées contre lui. Il affirme ne pas se trouver à Kibuye au moment de certains massacres et dénonce l’absence de preuves matérielles.

 

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